dimanche 26 octobre 2008

Câlins - Câlins




Mon p’tit coeur,
Je veux te dire je t’aime
Je sais te faire de beaux poèmes...
Je sais te plaire quand même
Lorsque ton cœur est en peine

Si tu me manques chaque fois
Je sais supporter le poids
De ton absence agréable
Pour être toujours adorable

Si tu me manques chaque instant
Je sais alléguer ces durs moments
En regardant tes belles photos
Qui sont pour moi un doux repos

Aime moi comme une bonne purée
Car je t’aime comme un fruit sucré
Déguste moi de ta bouche gourmande
Fais de moi une soupe de purée d’amandes

Caresse tes nuits de mon ombre
Brûle tes désirs de ma pénombre
Si tu as mal, lis mes lettres les plus tendres
Car un jour, nous finirons par nous fondre

Je veux te dire je t’aime
Je peux te le chanter sans fin
Au creux de tes oreilles, mon adoré
Car c’est toi seul que je veux aimer...
Je t’aime,Saches que mon cœur peine


jeudi 23 octobre 2008

Finir ma vie...



j'aimerais finir ma vie dans ton lit de roses,
sentir ton parfum bercer mon âme,
ouvrir mon coeur à ton amour infini qui m'appelle du tabernacle d'autel
Au désert de mon coeur souffrant;
J'écoute ton message de flammes
éveiller mon esprit endormi...

Ô Eau-de- Vie,
Pouvoir du Très-Haut
Touche-moi.
Santifie-moi en cette heure
Où mon corps entier te désir
Touche-moi en ce lieu seulement
Où nulle ténèbre ne pénètre...

Ô Courant de Grâces et de Bénédictions
pénètre mon être de Ta Lumière....
Courant des mystères de la Vie,
Je veux vivre dans ta splendeur sereine
Quitter cet humain désarroi
et te retrouver là-bas dans les hauteurs du Ciel.

Prends-moi vivement de ta Main
Guide mon être là où je vais en élevant ma voix,
Entonnant des chants de la Vie nouvelle...
l'Hymne des sphères qui ullumine mes sombres nuits

Viens... Ô Lumière...
Viens.
Entre dans le secret...
De ta main invisible, allume le Feu
En paix répands l'amour que rien ne peut troubler

Je t'aime, Force d'Amour
Merveille de la Roseraie... Je t'aime sans te voir
Je t'aime sans te connaitre
Tu fonds tous mes cracas d'ici bas
quand salvat m'inonde

Je t'aime, Essence du Feu...
Je t'aime au touché de ta flamme invisible
Je t'aime, TRIPLE Alliance de la Lumière
lorsque ta Lumièer me touche en ce lieu

Par tes rayons d'amour avance l'incertain de mes pas
Guide mes efforts dans ton amour sans borne
C'est dans ton Feu sidéral que j'aimerais finir ma vie...

(Que ceux qui ont les oreilles attendent)

mardi 21 octobre 2008

Ah, l'amour!


Il ne faut pas grand chose finalement pour être bien !

Un simple coup de fil,

une voix affectueuse,

et vous êtes comblé.

Un mail, même de quelques mots et vous êtes gai.

Un oeil sur une photo et en vous la lumière s'installe...

On peut donc être bien tout le temps,

puisqu'il faut peu de chose.

Ce peu est riche, puissant et créateur...

Ah, l'amour !...


pour en savoir plus : blog : http://rogerelobo.blogspot.com/

Hommes : jusqu’où peuvent-ils aller pour nous reconquérir ?


Certains hommes sont capables de l'extrême

Vous souvenez-vous de cet amoureux éconduit qui, ignifugé à l'humour, s'était improvisé chanteur de l'ovni « Je t'aime le lundi, je t'aime le mardi, je t'aime le mercredi... », Pour reconquérir sa femme? La France pouvait bien ricaner allegro-forte de sa ringardise, peu lui importait, du moment que sa belle ramenait ses stilletos dans le dressing conjugal. Néoromantiques ou un brin plus désespérés, d'autres misent sur le maraboutage de la rubrique « Entre nous » du quotidien « Libération ». Morceau choisi : « Moi sans toi, il n'y a plus de moi. Seulement toi. De l'aurore aux vesprées. Aliénation sans toi. L. » D'autres encore, tendance esbroufe ou version intimiste, métamorphosent les Abribus de votre quartier et les ascenseurs de votre boulot en panneaux d'affichage bardés de leurs missives. Question de tempérament, de style, de cran parfois, et de désespoir aussi, sans doute.
L'audace n'est certes pas la mesure étalon des sentiments ; reste que, sur le fil du rasoir, lorsque la femme qu'ils aiment s'éloigne pour de bon, certains hommes sont capables de l'extrême. En témoignent Maxime et Thomas-Mohand. Souvent touchants, envahissants quelquefois, ils ne cachent rien de leurs dérapages, ni de leur descente aux enfers d'hommes blessés. De l'autre côté du miroir, Nathalie, elle, a vu son homme se démener pour elle... Ils et elles racontent.


Maxime, 42 ans : « J’ai suivi une thérapie pour changer et la séduire autrement. »

J'ai su que j'avais vraiment merdé quand je suis passé chez nous le lendemain : mes affaires étaient dans des sacs avec un Post-it : "Prends tes meubles la semaine prochaine, je serai en déplacement." Je me suis senti mal, à la limite du vertige. Au bout de quatre ans de vie commune, j'étais bel et bien viré. Juste pour une infidélité de plus...
Elle refusait tous mes appels, j'ai laissé des centaines de messages. L'angoisse me sciait les tripes, j'aurais fait n'importe quoi pour qu'elle m'appelle pour les conneries qui avant me gavaient, le pressing ou les courses. C'était comme si je venais de réaliser que je l'aimais. Je ne me reconnaissais plus, je n'avais jamais été dépendant de personne, et là, elle m'obsédait, j'étais en manque d'elle, en sevrage forcé pendant quatre mois. C'était l'été, mais j'étais tétanisé de froid, je me réveillais à 5 heures du mat et je picolais pour arriver à dormir, je ne mangeais plus. Il m'arrivait de fixer le téléphone, persuadé que par le mental j'allais le faire sonner. La lose totale... J'ai mis des fleurs partout "chez nous" avec un mot : "Donne-moi une seconde chance, tu es la femme de ma vie, pardonne-moi, je crève sans toi." Zéro réaction.
J'ai alors commencé à faire des trucs pas glorieux... comme planquer dans ma voiture des nuits entières pour voir quand elle rentrait et si elle était seule... Je connaissais le code de son portable, j'écoutais ses messages et je les effaçais tous... Une copine aurait pu lui présenter quelqu'un, donc... j'effaçais. Un soir, je suis passé, elle a refusé d'ôter le loquet de la porte, j'ai été minable : agenouillé devant les 15 cm entrouverts, j'ai imploré pardon en gueulant mes promesses de fidélité. Je me foutais que les voisins me voient, j'étais comme ivre. Ivre de trouille qu'elle me jette définitivement. Le lendemain, je lui ai offert un lapereau pour me faire pardonner et aussi... en me disant que ça l'obligerait à rentrer le nourrir le soir... Puis une collègue m'a parlé de "sa" voyante à Ibiza qui, un jour, lui avait "tout prédit". Plus cartésien que moi, y a pas. Mais j'ai foncé la voir... en voiture. Une galère que j'ai vue comme une étape de ma rédemption. J'étais si dévasté que j'en devenais mystique ! (Rires.) Puis je me suis lancé dans une thérapie : deux fois par semaine pendant des mois pour tenter de changer et de la séduire autrement. Quand je me suis senti prêt, j'ai fini par lui écrire que je ne voyais pas mon futur sans elle, que j'avais grandi, que j'avais compris avec un psy le pourquoi de mes infidélités : manque d'estime, convaincu de ne pas mériter d'être aimé, je me punissais en courant le risque de la perdre... Ces mots déjà étaient ceux de quelqu'un de différent. Ça a dû la convaincre car elle a accepté de me revoir. Nous avons finalement vécu six ans de plus ensemble et avons eu notre fille. »


Nathalie, 39 ans : « Il m’attendait midi et soir à la sortie du bureau. »

Il avait déjà quatre enfants d'un premier mariage, dont des jumeaux, et au bout de quatre ans, je n'avais pas réussi à le faire craquer. J'étais broyée à l'idée de rompre, mais j'avais l'impression de passer à côté de ma vie. Il n'a pas cherché à me retenir physiquement, mais il n'a cessé d'occuper le terrain. Malgré son timing de folie, il m'attendait presque chaque jour devant ma société à l'heure du déjeuner ou le soir, parfois les deux ; il me faisait livrer des cadeaux et des plantes, pour que je puisse les garder, contrairement aux fleurs...
On me disait : "Il tient vraiment à toi, il ne veut pas te perdre." Le voir se mobiliser me réconfortait et me donnait l'espoir qu'il changerait d'avis, mais, inconsciemment, je savais que sa surenchère de luxe disait que non. Je désirais que l'on fonde une famille ensemble, ce n'était pas une montre ou un sac qui allaient compenser ! Je lui en voulais et, en même temps, ses petits mots me chaviraient. Comme il n'était toujours question que de nous deux, j'ai tenu. Pour m'aider à m'éloigner de lui, j'ai vécu une période très, très libre (rires), mais je ne cicatrisais pas, je vivais, mais je n'étais pas vivante, j'étais sombre. Moins d'un an plus tard, acte manqué ou "simple" problème de préservatif, je suis tombée enceinte d'un autre. Marc continuait à appeler ou à envoyer des textos, mais je ne lui ai rien dit. On s'est revus après l'été parce qu'il insistait. Mon ventre se voyait un peu, il m'a questionnée sur le père. "Il n'y a pas de père." Il n'a rien répondu, et on a déjeuné comme si de rien n'était. Le choc de ma vie ! J'étais sidérée. Il m'avait devant lui, enceinte, je vivais ce qu'il m'avait refusé et que je désirais plus que tout au monde, et il restait impassible. Pendant cinq jours, j'ai pleuré comme jamais, je répétais : « Ce n'est pas quelqu'un de bien, il ne m'a jamais aimée. » Puis un coursier est arrivé. J'ai eu une pulsion de meurtre pour Marc ! (Rires.) Un truc violent où on sent que le cerveau disjoncte. J'ai quand même lu sa carte... (Sa voix se noue.) "Je t'aime. Reviens. Je vous aime tous les deux." Ça m'a sonnée, j'ai été incapable de réagir, complètement léthargique ! Autour de moi, on a pensé que c'était une mauvaise nouvelle... C'est lui qui a appelé en fin de journée : "Je me disais que je pourrais passer te prendre." On ne s'est plus quittés. »


Thomas-Mohand, 37 ans : «Je l’avais tellement dans la peau que je me suis converti à l’islam.»

Nous avons eu un coup de foudre à la fac. Nejma me fascinait, son esprit, sa pugnacité à vouloir changer la condition des femmes musulmanes, sauf que ses idées s'appliquaient aux autres. A 27 ans, on se cachait pour se voir depuis trois ans. J'étais fou d'elle, et un jour j'ai explosé. Que l'on cesse de s'aimer en coupables ! Elle a rompu net et ça a fait de moi une sorte de prisonnier : impossible de débarquer chez elle ou de l'attendre devant son immeuble, je passais mes journées devant l'ordinateur à attendre ses mails. J'envoyais mes propres plaidoyers, un avocat d'assises n'aurait pas fait mieux ! (Rires.) Je lui disais combien je morflais, que Dieu est toujours le même, que l'on suive Mahomet ou Jésus, que ses parents comprendraient puisque avoir la foi, c'est être tolérant et respecter l'autre. Elle me répondait qu'elle ne pouvait les trahir, ils lui avaient permis d'être la première fille de la lignée à étudier à l'université.
Je me sentais vide, amputé, je me désintéressais de tout, surtout de moi, j'avais tout gâché... Je pouvais rester deux jours sans me laver, à m'abrutir devant la télé. Je me nourrissais de conserves froides à même la boîte. Quand je sortais, c'était pour faire le siège du RER à la guetter. Je la voyais partout sur le quai, je piquais des sprints, ce n'était jamais elle. Que notre histoire s'arrête là ? Inconcevable ! Nous étions faits l'un pour l'autre, je l'avais littéralement dans la peau. Je me suis documenté sur l'islam et j'ai décidé de me convertir sans lui en parler, en le prenant comme un savoir à acquérir. Le premier imam que j'ai vu m'a jeté. Mais pour la première fois depuis des mois, ça ne m'a pas défait, je me suis senti invincible, j'avais notre destin entre les mains. Le second imam a été le bon. Quand je l'ai annoncé à Nejma, son visage s'est éclairé de l'intérieur avec une puissance "atomique" (rires) que je me remémore dans les moments difficiles de la vie. Nous sommes mariés depuis huit ans. J'ai toujours senti que c'était "elle". A part devenir criminel, j'aurais pu tout faire. »


L’avis du psy : « Ils ne “savent” pas être quittés car ils n’ont pas “appris” à l’être. »

Qu'est-ce qui pousse certains hommes à déplacer des montagnes pour récupérer la femme qu'ils aiment ?

Maryse Vaillant* : Ils vivent différemment des femmes le fait d'être quittés, même si la souffrance de la rupture, elle, n'a pas de sexe : les hommes s'effondrent, perdent leurs repères et sont démolis avec la même intensité que les femmes. Car être quitté renvoie tout le monde aux sentiments d'abandon et de manque liés aux premières séparations avec la mère. En revanche, ce qui est spécifiquement masculin, c'est qu'ils ne « savent » pas être quittés, parce qu'ils n'ont pas « appris » à l'être. En effet, la séparation symbolique avec la mère est moins tranchée et plus diffuse chez les garçons que chez les filles. Beaucoup d'hommes, du coup, évoluent en gardant inconsciemment le fantasme de cet amour indéfectible et inconditionnel, et ils le transposent à celle qu'ils aiment, supposée ne jamais cesser de les aimer. Toute séparation devient alors psychologiquement insoutenable.


La force de l'amour alors... ce n'est pas le moteur ?

Pour certains, oui, c'est l'amour qui les pousse à agir, mais pas toujours. La perte de l'être aimé peut opérer comme un révélateur, un électrochoc : ils prennent conscience que la relation de couple « perdue » était la bonne. Ces hommes-là sont véritablement capables de se remettre en question et de changer pour retrouver celles qu'ils aiment, car ils savent au fond d'eux qu'elle est « la » femme qui leur permet d'exister, d'être eux-mêmes tout en s'épanouissant à deux, comme Marc, par exemple. L'amour est aussi le moteur chez les grands amoureux romantiques, comme Thomas : d'emblée, leur histoire est une évidence. D'ailleurs, c'est souvent un élément extérieur au couple qui cause la séparation. Pour ces hommes, le sentiment est plus fort que les aléas de l'existence, et ils se sentent soutenus par la force du destin. Leur vision idéalisée de l'amour les rend capables de changer de pays, de métier, de religion.


Et lorsque le moteur n'est pas exclusivement l'amour ?

Etre quitté creuse chez certains hommes une blessure narcissique liée à un sentiment d'échec insupportable. L'amour-propre alors l'emporte sur l'amour : ce qui est en jeu, c'est le pouvoir et la peur de le perdre. La femme aimée symbolise inconsciemment leur puissance, voire leur masculinité.


Qu'un homme se soit démené pour récupérer une femme, cela renforce-t-il le couple lorsque l'histoire reprend ?

Oui, si le couple avait besoin de cette crise pour que les choses se disent, afin de (re)démarrer une vraie vie à deux. Mais cela peut aussi faire peur, car on est alors plus dans la passion que dans l'amour, c'est-à-dire l'excès, le tragique, la possession, la fusion. Or, la construction durable du couple implique la confiance, le respect, le partage, dans une relation qui réunit deux mondes distincts, sans que l'un absorbe l'autre.

J' t'aime à l'infini...


L'amour tel qu'il se conjuge sur Weekly reference.

J' t'aime à l'infini... J'ne Dors Plus...
Mon BB,
Comme les ombres se refermaient sur le paysage,
Tous mes amis excepté toi, avaient quitté le large.
Quand vînt l’obscurité de cette montagne de jungle,
Tu m’as jailli des liens mortels de tous les angles.

Lorsqu’il fît noir sur les chemins glissants,
En un lieu élevé, tu as répondu à mon appel pressant.
...Ravissant Serviteur qui vivra toujours dans mon cœur,
J’enduirai Ton Intérieur d’une Huile de Bonheur.

Un assez beau jet d’eau que tu fais couler en longueur...
De jours dans ma vie, par ton démon envoûteur,
Asperge mon âme de larmes d’excès de joie,
Et réconforte ma douleur au milieu des bois!

Malgré l’état agité et raboteux de la route...
Que tu as choisie de m’entraîner sans doute,
Je veux rivaliser avec cruauté, m’enraciner...
Dans ton cœur ; et comme de l’Or, te garder.

Il n’y aura rien comme âme, esprit ou Dieu,
Pour régenter mon «monde» qui, sans toi est odieux.
Je m’appelle Blanche, et toi Roger,
Je ne connais plus autre apaisement que ton rocher.

Il n’y a pas de lois, ni de rois, rien que moi,
Dans ces buttes de jungle couvertes de bois,
Pour clouer ta destinée au pieds des palétuviers
Et faire de toi mon adorable prisonnier.

Je n’ai peur ni de déesses, ni de prêtresses
Dans ce lieu de trompeuses maîtresses,
Où les rayons qu’elles profèrent du haut du ciel,
Te touchent pour admirer leur charme de soleil.

Tu m’as jailli des chaînes mortelles qui asphyxient
Nous ne resterons pas sous leurs ordres assis,
Nous partirons de leurs griffes loin d’ici,
Et oublier l’odeur aigre de leurs impitoyables nids.
Je t’emmènerai sans plus pouvoir m’arrêter,
Je t’emporterai sans entendre ta volonté,
A un mille plus haut, je veux te posséder en vérité,
Croire à Râm, à sa volonté et le prier de m’assister.

J’avalerai les racines d’égoïsme, en devenir ivre,
Indigne, délictueuse, pour cet amour qui doit vivre.
Je cultiverai l’ego, le mal et larguerai les joies éternelles,
Pour trouver dans ton cœur un paisible sommeil.

Je boirai tes poisons mortels, si durs et trop cruels,
Je traverserai des rivières avec toi, près de mon œil,
Je te conduirai dans la caverne, sans taches, ni salissures,
Tu m’offriras une place infinie dans ton cœur de mur.

Je voudrais y demeurer, j’ai si froid sur ce lœss aride,
Où l’ennui et la nostalgie me donnent des rides.
Ton corps entier, je l’affectionne et le veux...
Dans le large, au pied des cimes j’ai fais mon vœux.

Le nectar de l’amour pur, je voudrais te le donner,
Même si je deviens folle, j’aurais tout essayé,
De t’aimer dans l’ordure comme un ver immonde,
Suant sang et eau du matin au soir sous l’orage qui gronde.

Je voudrais t’aimer dans le plaisir des désirs égoïstes et coupables,
T’aimer d’une excentricité religieuse et redoutable,
T’aimer de fantaisies capricieuses et vulnérables,
T’aimer dans une caverne, jamais pénétrable...

Je voudrais t’aimer et t’emmener dans le train de nuit,
Je n’attendrai même pas la lumière du matin qui luit,
Je t’emporterai errante sur mon chemin d’ivresse,
J’éjecterai les ancêtres des cimes, je bafouerai les déesses.

J’ai soif de toi, et pour toi, la souffrance est une joie.
Les yeux larmoyants, je dois enfin me retourner vers ma foi ;
Prier Dieu des jours qui passent, le prier sans fin,
Les paumes jointes, pour qu’il me libère de ton doux venin.
Pauvre « débile » d’un esprit tranquille,
Tu tortures à l’infini mon être vil qui tient à un fil ;
Je refuse de boire tes poisons fugaces et mortels,
Je souffre trop pour toi.... homme sans veille.

Pauvre « Tigre » au cœur doux et charmant,
Avec tes regards d’ange et de brigand,
Cesse de tourmenter mon cœur pauvre et aimant,
Si te tien depuis longtemps a perdu ses aimants.

Adorable « créature » des prêtresses brûlantes,
Soignée comme un soldat des années soixante,
Glacial et insensible comme une anesthésie,
Tu déchires mon cœur de tes allègres dents de scie.

Je voudrais te détester, te maudire et t’aimer,
Aimer tes poisons sucrés, doux et à la fois amers,
J’aimerais que tu m’en donnes tant que tu veux,
Pour me voir mourir et vivre ton regard dans mes yeux.

A dire vrai, je te déteste...
Mais, mes regards pour toi ne l’attestent.

Bb, Tue-moi de tes drogues d’amour,
Fais de moi ta prisonnière tous les jours,
Même si le sol brûle dans la chaleur du soleil,
Je te suivrai comme ma petite merveille.


Ton BB qui t’aime d’un amour infini...

dimanche 19 octobre 2008

Le harcèlement sexuel en milieu professionnel: une question de rapport de forces.

Antoine-Marie TIKI, Superviseur Projet Mobile Money à ECOBANK, illustrant un patron qui angoisse son assistante.
Stress émotionnel, humiliation, angoisse, dépression, colère, impuissance, épuisement, maladies physiques, démotivation, tels sont quelques-uns des effets potentiellement graves dont souffrent les victimes de harcèlement sexuel. Tension sur le lieu de travail, travail d’équipe et collaboration inefficaces, baisse de la performance au travail, absentéisme, productivité en baisse, tels sont quelques uns de ses effets sur l’entreprise.

De quoi s’agit-il ?

Les définitions du harcèlement sexuel contenu dans diverses législations, codes, politiques, décisions de tribunaux et conventions collectives peuvent varier dans les détails, mais pour la plupart elles comportent les mêmes éléments centraux. Le harcèlement sexuel peut donc se définir comme une attitude de nature sexuelle et autre fondée sur le sexe, touchant à la dignité des femmes et des hommes, qui est inopportune, insensée et offensante pour la victime.

Ce qu’est le harcèlement sexuel en fait ?

Désigné ainsi dans les années 1970 aux états unis comme concept et rendu passible de poursuites par la législation sur les discriminations, le harcèlement sexuel est progressivement devenu un phénomène reconnu dans le monde et perçu comme un problème d’une ampleur conséquente.
Le harcèlement sexuel est une forme de sexisme tant du point de vue juridique que conceptuel. Si les hommes peuvent faire l’objet de harcèlement sexuel, en majorité, les victimes sont sans doute les femmes. Le problème vient des rôles attribués aux hommes et aux femmes dans la vie économiques et sociale qui, régulièrement, directement, ou non, touchent à la place des femmes sur le marché du travail.

Le harcèlement sexuel est avant tout une manifestation du rapport de forces. Les femmes sont les plus exposées à être les victimes de harcèlement sexuel précisément parce qu’elles manquent de forces, qu’elles occupent des positions plus vulnérables et instables, qu’elles manquent de confiance en soin ou qu’elles ont été habituées à souffrir en silence. Les femmes font aussi l’objet d’une attitude lorsqu’elles donnent le sentiment de rechercher le pouvoir.

Le harcèlement sexuel peut prendre plusieurs formes. L’une des plus connues est le harcèlement de contrepartie. Ce terme sert à décrire une situation où l’employée est obligée de choisir entre céder aux exigences sexuelles du patron ou perdre les avantages de son emploi, ou perdre l’emploi totalement. Comme ce le « harcèlement de contrepartie » ne peut être que commis que par quelqu’un qui ayant pouvoir de donner ou de retirer un avantage professionnel, cette forme de harcèlement sexuel consiste en un abus d’autorité par l’employeur (ou par l’agent de l’employeur à qui l’autorité sur les termes et les conditions est déléguée). Un tel chantage sexuel est largement considéré comme répréhensible, dans la mesure où il s’agit d’un abus de confiance et de pouvoir. D’autres formes peuvent entraîner ce qu’on appelle un environnement de travail hostile. Parmi les exemples de ce type d’attitude, on trouve des comportements verbaux ou non sexuellement offensants exprimés par les collègues ou les clients.

Mais quelle qu’en soit la forme, l’attitude en question doit être inopportune ou non désirée par la personne visée. Une récente enquête du BIT sur les politiques des entreprises en matière de Le harcèlement sexuel a révélé qu’il s’agissait là du cœur de leurs dispositifs. C’est en effets ce qui distingue cette attitude d’un comportement amical qui est, lui, opportun et réciproque. Ce n’est donc pas l’intention de la personne coupable de comportement harcelant qui constitue le facteur déterminant ; c’est la victime de ce comportement qui détermine si une attitude de nature sexuelle est inopportune ou pas.

Mais cela existe-t-il vraiment ?

D’après l’expérience u BIT, même lorsqu’un phénomène de société est réfuté par quelqu’un, son existence est tout autant confirmé par ceux qui en souffrent, ce qui montre que la méconnaissance de son existence ne signifie pas nécessairement qu’il n’existe pas. De plus, il existe un volume croissant de recherche empirique, dont le droit jurisprudentiel, qui étaye l’expérience de harcèlement sexuel au travail. Des études menées ces dernières années dans de nombreux pays prouvent toute l’existence du harcèlement sexuel sur le lieu de travail dans les pays en développement qu’industrialisés.

Quelles sont les conséquences ?

Le harcèlement sexuel a des conséquences sur l’environnement immédiat dans lequel il évolue.

Sur les employés : Le harcèlement sexuel sur la victime peut avoir des effets dévastateurs. Outre les effets physiques et psychologiques destructeurs évoqués précédemment, la victime peut perdre son emploi ou les expériences acquises telle la formation, ou encore penser que la seule solution consiste à démissionner. Le harcèlement sexuel conduit à la frustration, la perte d’amour propre, l’absentéisme et la baisse de productivité.

Pour les entreprises : outre les effets négatifs évoqués précédemment, le harcèlement sexuel peut aussi expliquer le fait que les employés précieux et compétents quittent ou perdent leur emploi alors qu’ils avaient la preuve de leurs aptitudes. Autoriser un climat de tolérance du harcèlement sexuel donne à l’entreprise une mauvaise réputation, où les victimes se plaignent et rendent publique leurs situations. De plus, dans in nombre croissant de pays où les actions en justice peuvent se terminer positivement n dommages et intérêts, les risques financiers augmentent. Les conséquences pour la société dans son ensemble sont que le harcèlement sexuel empêche de parvenir à l’égalité, qu’il accepte la violence sexuelle et a des effets néfastes sur l’efficacité et la rentabilité des entreprises, freinent ainsi la productivité et la développement des ressources humaines.

Que fait-on à ce sujet ?

Dès 1985, la Conférence Internationale tu Travail a reconnu que le harcèlement sexuel sur les lieux de travail était néfaste pour les conditions de travail des employés ainsi que pour leurs perspectives d’emploi et promotions, et elle en appelait à intégrer des mesures de lutte et de prévention dans les politiques de promotion et l’égalité. Depuis lors, le BIT a identifié le harcèlement sexuel comme une violation des droits fondamentaux des travailleurs, déclarant qu’ils consistait un problème d’hygiène et de sécurité, in problème de discrimination, une condition inacceptable de travail et une forme de violence (essentiellement à l’encontre des femmes). Mais qu’est-ce qu’il fait pour le combattre ?

Le harcèlement sexuel est une question de GRH


Le harcèlement sexuel n’est pas qu’une question de femmes ; il s’agit d’une question de droits humains, une question de travail, une question de gestion des ressources humaines. Ses victimes peuvent être des travailleurs d’un service public, de petites et grandes entreprises, de services et de magasins, de plantations et de fermes, ainsi que des entrepreneurs et des traders sur le marché.

Au plan international : le harcèlement sexuel ne fait l’objet d’aucune convention internationale contraignante. Cependant, pour les organes compétents du BIT et des Nations Unies, il est considéré comme une forme de « discrimination sexiste ». Un Comité d’experts du BIT s’est attaqué au harcèlement sexuel par le biais de la convention sur la discrimination (emploi et profession), 1958 (no 111). La commission de l’ONU sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes, qui définit expressément le harcèlement sexuel et appelle les Etats à prendre des mesures pour protéger les femmes contre ce phénomène. L’Organisation des Etats américains a aussi adopté une convention sur la violence à l’égard des femmes qui contient des mesures similaires. La seule norme internationale adoptée jusqu’à maintenant qui interdise directement cette pratique est l’article 20 de la convention sur les peuples indigènes et tribaux, 1989 (no 169).

Au plan national : une quarantaine de pays ont adopté une forme de législation qui recouvre le harcèlement sexuel. Beaucoup d’entre eux réexaminent des projets de loi. Pour beaucoup aussi, le harcèlement sexuel a été défini implicitement comme activité en violation d’un statut concernant un sujet autre que le harcèlement sexuel, tels les droits humains, le licenciement abusif, le doit salarial, le droit civil ou un délit.

L’action la plus efficace s’attaque à toutes les formes de harcèlement sexuel. Le fait de restreindre l’interdiction du harcèlement sexuel au seul chantage des employeurs et de leurs agents ne suffit pas. Tout d’abord, cela exclut les attitudes inacceptables entre collègues. Or le harcèlement entre collègues peut avoir des conséquences physiques, émotionnelles et psychologiques tout aussi destructrices que celles d’un supérieur, en créant un environnement de travail hostile.
Deuxièmement, lorsque la loi limite la définition du harcèlement sexuel au chantage sexuel, l’effet en est que ce n’est pas le harcèlement en soi qui est considéré comme illégal, mais plutôt que la victime a perdu une promotion ou une augmentation de salaire, ou encore a été licenciée, du fait de sa réaction au harcèlement. Une telle situation permet effectivement qu’un travailleur soit harcelé sexuellement en toute impunité, à condition qu’aucune action tangible ne soit entamée contre lui en réaction à sa résistance.

Autres mesures

Pour traiter les plaintes en harcèlement sexuel, les décisions des tribunaux ont souligné le besoin que les témoignages de la victime et de l’accusé soient honorés. Or de nombreuses plaintes en harcèlement sexuel ont échoué ou été détournées faute d’avoir été bien traitées. Il existe un éventail de remèdes potentiels au harcèlement sexuel dans le cadre du droit civil, pénal et du travail. Il faut toutefois garder à l’esprit que l’objectif principal de la plupart des victimes de harcèlement sexuel n’est pas de poursuivre leurs employeurs pour dommages, mais de faire cesser ces pratiques, qu’elles ne se reproduisent plus et qu’elles n’entraînent pas de représailles en cas de plainte.

Outre la législation, il y’a eu augmentation des codes de conduite, matériels d’information, déclarations politique et programmes d’éveil des conscience pour aborder cette question. Ainsi, des programmes de formation sur le harcèlement sexuel ont été organisés par des agences gouvernementales, des organisations patronales, des ONG et des firmes de consultants indépendants. Les conventions collectives ont suivi de moyens pour s’attaquer au harcèlement sexuel dans certains pays, et elles sont perçues comme une voie potentiellement efficace de l’empêcher et de l’interdire. Certaines organisations patronales ont recommandé aux employeurs de formuler des déclarations politiques, de former les personnels de direction et de contrôle, de mettre en place des procédures de plaintes et de donner des informations à tous les employés. Quant aux syndicats d’un certain nombre de pays, ils ont édité des brochures expliquant ce qu’est le harcèlement sexuel et ce qu’on peut faire pour y remédier. Certains syndicats ont lancé des campagnes d’information, en appelant leurs adhérents à dénoncer les actes de harcèlement auprès des comités d’entreprise ou des délégués syndicaux.

Politiques et procédures recommandées

D’après les recherches du BIT, les politiques et procédures en matière de harcèlement sexuel doivent inclure quatre composantes : une déclaration politique, une procédure de plainte adaptée au harcèlement sexuel qui préserve la confidentialité, des règles disciplinaires progressives, et une stratégie de formation et de communication. La protection entre les représailles doit également être un élément central de toutes procédures de plainte.

Le degré de prise d’initiatives volontaires concernant le harcèlement sexuel par les partenaires sociaux varie beaucoup à l’intérieur et entre les pays. Deux tendances notables sont toutefois à percevoir. Premièrement, là où des initiatives sont prises, une large zone de consensus se développe généralement entre la direction et les syndicats. Aborder le harcèlement sexuel devient ainsi une question de coopération plutôt que de conflits dans les relations sociales. Deuxièmement, un degré élevé de consensus s’est également fait jour concernant la forme générale des politiques et procédures de lutte contre la harcèlement sexuel qu’il faut adopter dans l’entreprise.

La législation est certes essentielle, mais il est possible de parvenir à débarrasser le lieu de travail de harcèlement sexuel par la seule législation. La prévention reste la meilleure approche du problème, ce qui implique de prendre des mesures répressives aux niveaux national, de l’entreprise et des syndicats.

Questions pour combattre le problème

- sensibiliser les hommes et les femmes à leur comportement et apprendre de nouveaux comportements à tous ceux qui prennent des responsabilités ;
- informer les responsables des coûts cachés et des conséquences de l’absence des mesures de prévention ou de lutte contre le harcèlement sexuel sur le lieu de travail ;
- modifier des attitudes concernant le rôle des femmes au travail, la façon dont elles sont traitées et valorisées comme travailleurs ;
- s’attaquer à des questions sensibles liées à des modèles rebattus de relations humaines.

Le défi consiste à être capable de créer un climat sur le lieu de travail qui décourage l’intimidation sexuelle et les attitudes sexuelles inopportunes, tout en promouvant un environnement de travail détendu, collégial et productif, dans lequel la dignité de chaque travailleur est respectée par tous.


Website : www.ilo.org/public
http://www.ilo.org/public/french/depts/depts.htm

Communication interne et stratégie d'entreprise


La politique de la communication interne tient une place importante dans le management des entreprises. Nombreuses sont les directions qui ont compris cette nécessité au regard des évolutions, et qui commencent à intégrer la communication interne au centre des stratégies des ressources humaines, facteurs humains de production et de développement des organisations.
Quid précisément de la communication interne ? Quel sens lui avait-on attribué hier ? Quelle valeur lui donne t-on aujourd’hui ? La communication interne peut s’expliquer comme l’ensemble des échanges d'informations mais aussi affectifs et symboliques qui s'établissent entre les acteurs d’une organisation pour leur permettre de vivre, travailler ensemble et de construire (Chameau E). Sans doute aussi plus ancienne que l’entreprise, la communication dans le modèle traditionnel de gestion n’a pas su tirer partie de son enrichissement.
Elle avait longtemps revêtue une signification instrumentale et mécanisée selon laquelle l’émetteur est en lien avec le récepteur. L’homme au travail parlait pour rendre compte à la hiérarchie, produire, et organiser son travail. Cependant, les chefs donnaient des instructions de manière autoritaire aux subordonnés, pour traduire l’idée de réussite afin d’atteindre les buts recherchés. Les salariés étaient tenus d’une « docilité de chiens couchants » à l’égard des chefs d’entreprises ; si bien que discuter en milieu de travail ne se limitait qu’aux besoins du travail ou comme le souligne Paul Harang, au partage des sentiments tout simplement.
Cette vision trop télépathique de la communication avait contribué largement à l’image réductrice humaine et des relations professionnelles, sans oublier l’aliénation et l’infantilisation des rapports de travail. Pourtant, la parole a été, et est de tout temps, le premier vecteur de la communication dans l’entreprise.

L’émergence de la communication interne

En revanche, avec l’émergence de la fonction personnel et les besoins des entreprises en incessante évolution, les directions d’entreprises comprennent la nécessité de la contribution de l’homme aux succès organisationnels, et sont contraints de briser les liens avec l’ancien paradigme (modèle bureaucratique) qui du reste subsistait en matière de GRH, pour enfin vivre positivement les changements. Du subordonné que l’homme était dans le modèle traditionnel, il se voit appartenir à une communauté, à une équipe dans laquelle il devient co-responsable de la survie de l’organisation, via de ses résultats (Beer, 1984). C’est donc une étape décisive qui impose le passage d’une culture informationnelle (émetteur-récepteur), à une culture de la communication partagée ; celle qui innove non plus dans les priorités des intérêts économiques, mais qui conjugue sa performance sous l’angle de l’homme comme facteur auquel elle doit toute sa survie. La communication prend donc une place importante au sein de l’entreprise et signifie mobiliser, faire participer, adhérer l’ensemble des énergies collectives et individuelles autour d’un objectif commun. Or cette mobilisation suppose que l’entreprise sache également reconnaître et apprécier les efforts de chacun des salariés et répondre à ses besoins de développement (Dolan, 1995). La communication interne devient donc poreuse à la construction de toute stratégie d’entreprise.

La communication interne, devient un outil « passe –partout ».

La communication interne devient un outil stratégique qui interfère dans tout le système organisationnel, en amont et en aval des activités. A tous les niveaux, les informations sont recueillies, propagées et communiquées à l’ensemble du personnel pour les valoriser et les inciter à contribuer de manière efficace à la réussite de l’organisation. D’une manière générale, elle accompagne le management ; et les entreprises qui réussissent sont celles qui utilisent la communication interne comme une clé « passe–partout » pour donner un sens au travail, levier de la motivation, et pour donner une orientation aux hommes de façon à ce qu’ils se sentent appartenir à l’organisation.
Dans un tel contexte, les changements opérés au niveau de la communication interne et de la gestion des ressources humaines sont effectués en synergie avec les activités de l’entreprise dans l’accomplissement des stratégies. La culture de la communication partagée permet de mettre l’accent sur les éléments suivants :

L’implication aux objectifs.

Tout individu est animé par le sentiment d’appartenir à un groupe ou à une communauté à laquelle il s’identifie en dehors de sa famille. La communication interne et l’information articulent les relations professionnelles en développant l’esprit d’équipe au travail. Les directions d’entreprises doivent songer à élargir le champ de l’information (haut, bas, latéral) en permettant aux salariés de s’exprimer librement. En adoptant une telle posture, les conflits interpersonnels et les crises sont assez maîtrisés. Le surcroît de l’information est générateur d’ambiance, car elle est capable d’élargir la compréhension du travail et enrichir les représentations mentales dans le sens d’une meilleure adhésion (Gélinier, 1986). Les outils incitatifs tels que le journal d’entreprise, les comptes rendus des réunions, les notes d’informations, le bilan social et annuel et les tableaux de bords sociaux favorisent l’implication des salariés aux objectifs de l’entreprise. Les individus qui travaillent dans l’entreprise doivent savoir et comprendre les évolutions de leurs efforts à travers l’information sur les résultats obtenus. Très souvent, certaines informations sont la chasse gardée des directions et des groupes de certains cadres au détriment des agents ; un peu comme si les résultats obtenus ne dépendaient que de leurs seules compétences. Or la dynamique d’une entreprise est couronnée par l’ensemble des énergies et la contribution de chacun. Les entreprises qui gagnent sont celles qui cultivent l’esprit collectif pour parfaire la réalisation d’un projet en impliquant des hommes dans le développement des stratégies et l’ensemble des objectifs poursuivis.

La mobilisation de l’ensemble des salariés

La mobilisation est un grand défi pour les entreprises qui doivent conjuguer l’adéquation entre les besoins et les attentes individuelo-collectives, en tenant compte du degré d’intérêt que les hommes portent à leur travail et à l’entreprise, ou alors pour reprendre Guerrero et Sire (2001), à l’attachement des salariés au buts et valeurs de l’organisation dont ils font partie et, le cas échéant au groupe de travail auquel ils sont attachés, mais aussi du degré de participation à la prise des décisions, à une large écoute de la part des managers. Toute entreprise gagne en reconnaissant la contribution de chaque salarié ou en valorisant les équipes. La reconnaissance consiste pour les directions d’entreprises dans une large mesure, à faire partager l’information, à communiquer avec le personnel, afin de pouvoir éviter des risques de contre performances et donc la baisse du rendement. Une bonne équipe mobilisée s’investie dans son travail et a un fort attachement à l’organisation et à l’ensemble de ses membres.
La mobilisation du personnel facilite une communication orientée vers les priorités de l’organisation. Cela suppose que les managers mettent l’accent sur le travail d’équipe, la confiance, la considération, l’autonomisation et la responsabilisation des équipes.
De ce point de vue, pour développer la dynamique collective, le manager doit utiliser tous les artifices partant des savoirs –vivre, savoirs–être à la séduction. La coopération est la première attitude qui lui permettra d’établir des relations constructives pour le travail d’équipe sur la base d’un sens commun partagé. Mais aussi l’écoute, à travers laquelle il encourage les échanges, les relations de confiance et de solidarité dans les équipes ou les réseaux qui donnent au groupe la latitude de trouver un accord sur ce qui va se faire ensemble.
C’est également un moment privilégié pour les directeurs d’entreprises de descendre vers les bases inférieures (car cela ne réduit pas leurs attributs) en improvisant des visites et en appelant chaque salarié par son prénom. Exemple : (Marc, Sylvie, Roger, Olivier, Chantal, bonjour Sandrine, tout va bien ?....) et non plus par la rudesse de « Monsieur, Madame ou Mademoiselle » qui interligne les rapports de travail. Et pour couronner ces initiatives, ils peuvent encourager les efforts de quelques salariés dont ils ont pris conscience du degré d’implication, par des lettres personnalisées qui exhortent la motivation.

La participation du personnel :

Il s’agit à travers la communication interne, de développer l’esprit d’adhésion et de cohésion sociale. La participation relève en règle générale du leadership. Il est parfois étonnant de voir des dirigeants qui n’adhèrent pas à un projet d’entreprise, ni à sa culture, où l’on ne trouve aucune correspondance entre les actions proposées et les besoins d’un groupe. Le leadership est l’un des outils prioritaires de communication qui permet d’accomplir une stratégie. Il n’existe pas de leadership qui convienne à un type d’employés ; car dans une organisation, les employés sont divers (faibles, grande maturité, compétents mais réticents, récalcitrants, subversifs, assidus, incompétents, etc.) Tout modèle de leadership est bon pour collaborer avec le personnel, à une condition qu’il soit brodé de valeurs, d’affinités, de qualités humaines et de savoirs être du « patron ». Si le style participatif dont toute entreprise se vante d’appliquer ne convient qu’aux employés compétents mais rétifs à la prise des responsabilités, car la participation renforce la volonté de s’engager (Hersey et Blanchard) ; que fera t-on des « bois morts » et du reste qui ont besoin d’un style directif, persuasif ou délégatif ?

La valorisation des individus.

Valoriser les individus c’est faire attention à leur présence et à leur existence. C’est leur faire prendre conscience de la place qu’ils occupent dans l’organisation et dont sans leurs efforts l’entreprise fait faillite. La communication interne permet de faire progresser les individus en les encourageant et en les appréciant dans certaines initiatives. Ces initiatives peuvent exposer l’entreprise à des risques pour agir ou avancer. Le manager doit accepter la prise des risques, mais en mesurer les conséquences éventuelles. Il doit laisser libre la volonté de certains cadres dont les responsabilités sont assez élevées, la volonté de passer à l’action, de résoudre les problèmes présents, de réagir lorsqu’un obstacle les empêchent d’atteindre les buts visés, de cerner rapidement le problème et de proposer des solutions pertinentes, compte tenu des conditions et des risques à prendre. Cette satisfaction qui ne s’éloigne guère des actions mobilisationnelles, via l’amélioration des performances, doit inciter les managers à investir dans la formation professionnelle et la responsabilité sociétale. A cette issue, les actes de valorisation du personnel pourront se traduire par les programmes d’évaluation des performances individuelles et collectives permettant d’optimiser l’efficience globale de l’organisation et assurer le retour à l’investissement.
Certains outils peuvent contribuer aux actions valorisationnelles des individus. Il s’agit pour les DRH, mais de plus en plus les DCI de manipuler efficacement l’ensemble des dispositifs à savoir : le journal d’entreprise par des initiatives d’insertion des anniversaires, des naissances des enfants, la célébration des mariages, des récompenses du meilleur employé de l’année, etc. ; et non pas seulement d’investir dans des initiatives qui concourent à redorer l’image du directeur ou à faire des discours de propagande sur sa personne qui fatiguent le personnel et freinent en germe les objectifs visés.

La motivation du personnel

La notion de la motivation est difficile à cerner. Plusieurs courants jusqu’à lors s’affrontent encore sur la motivation au travail. A ce sujet, Poupart et Toulouse (1976), parlent de la jungle des théories de la motivation. Les autres, à l’instar de (Thil et Vallerand, (1993), essaient d’expliquer les comportements en milieu de travail. Herzberg, (1971 in Roussel P, (2001) déclare que pour motiver un employé dans son travail, les éléments correspondants aux facteurs de motivation (hygiène, accomplissement, les promotions ou avancements, les possibilités de développement) doivent être incorporés dans la configuration de l’emploi afin de l’enrichir. Taylor et l’école classique parlait de la motivation économique, Mayo en parlant du salarié s’attardait sur les besoins de reconnaissance et de considération dans un groupe ; en dernier lieu, Maslow faisait allusion aux besoins non satisfaits qui sont les facteurs de motivation.
Au fil des temps, la motivation au travail a rejoint la communication interne avec l’enrichissement de la gestion des ressources. Elle prend donc une large dimension et se définit comme ce qui incite un individu à travailler ou à s’engager dans son emploi simplement.
Comment les managers devraient –elles motiver les salariés au travail de manière à satisfaire à leurs besoins et qu’en retour les entreprises accomplissent leurs stratégies ? Telle est la question que soulève la motivation.
Il n’existe pas de recette miracle pour motiver le personnel ; tout comme il n’existe pas d’employé satisfait. Chaque entreprise selon sa taille et sa politique gestionnaire adapte un mode de motivation pour son personnel. Mais les éléments motivationnels nécessaires demeurent : Le cadre de travail agréable où il fait bon vivre et l’amélioration des conditions de travail ;
En 2003, l’OAPI (Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle) avait demandé une étude portant sur la stratégie de l’information et de la communication interne afin d’améliorer le climat social de son organisation. L’enquête réalisée avait révélé plusieurs dysfonctionnements aux rangs desquels l’on pouvait citer les mauvaises conditions de travail auxquelles les employés étaient soumis (vieillissement des bâtiments et de la peinture, stores déchirés et délabrés qui recouvrent les baies vitrées recouvertes de poussière et de grosses guêpières, les moquettes abîmées inchangées depuis 25 ans, le mobilier inadapté, les bureaux sans aération, mal aménagés tels des magasins de vieilles fournitures, y compris celui du Manager, des toilettes incommodantes, des couloirs sombres et quelques bureaux mal éclairés qui avaient fini par causer aux occupants des stress négatifs (la fatigue de la vue, troubles de sommeil au travail, maux de tête), certains bureaux ont des vieux ventilateurs et d’autres des climatiseurs ronflants qui causent la fatigue professionnelle, la nervosité et les tensions permanentes entre les salariés, sans oublier les clivages entre personnels étrangers et nationaux.. l’obsolescence des outils informatiques... Bref un climat social funeste à la fois au bien-être et à la motivation au travail, qui avait entraîné un taux d’insatisfaction élevé des personnels en majorité jeunes.
Evidemment, d’autres types de motivation rejoignent la mobilisation, la participation et l’implication des salariés.
Un personnel motivé dans son travail donne le meilleur de lui-même, grâce à la coordination des efforts d’autres collaborateurs à satisfaire les besoins de l’organisation.
D’autres outils tels que les échanges, le dialogue social à travers les contacts interpersonnels sont d’une grande richesse, car l’absence de contacts sincères et de collaboration franche entre différentes entités constituent un risque pour la mise en place d’une stratégie.
Les mésententes sont les principales sources de blocages lorsque qu’une direction et celle d’encadrement sont fermées à l’écoute. La majorité de psychologues pense que le style de leadership est une solution efficace. En revanche nous pensons tout le contraire, car un leader peut adapter un style participatif ; mais s’il ne s’ouvre pas aux préoccupations humaines, cela ne servira à rien. Il ne remplira que le programme de sa stratégie d’un surmenant bavardage tapageur qui amplifiera les conflits au travail. Le dialogue social est le ciment qui solidifie la culture d’entreprise. Il fait l’objet d’une promotion depuis des années par l’OIT à travers son bras séculier le BIT. Il demeure le meilleur outil de promotion de la paix et de la justice sociale en entreprise. Il contribue à travers la communication interne, à l’enrichissement des relations humaines et du bien-être social.

La culture d’entreprise

La culture de l’entreprise est l’ensemble des valeurs partagées par une organisation. Elle consiste à intégrer au sein d’une stratégie les objectifs et valeurs du projet qui sont communiquées à tout le personnel. La culture est aussi un tout cohérent qui permet à l’entreprise de finaliser sa stratégie.
En dehors des valeurs dominantes d’une organisation (celles précitées), la communication interne met en marche la culture d’entreprise.
Promouvoir une culture d’entreprise, c’est d’abord « nettoyer les ordures », les effets du passé qui ont empêché l’organisation de fonctionner au quotidien, redéfinir et développer le contenu et son fonctionnement en intégrant les valeurs et croyances (philosophie de l’entreprise), les mythes (légendes, les histoires associées au passé), les rites qui sont les pratiques qui découlent des valeurs partagées (départ à la retraite, arbre de noël, repas commun, pots d’arrivée). La culture regroupe également un ensemble de symboles tels que le port du badge ou de l’uniforme et de façon plus subtile le langage auxquels une entreprise s’identifie D’où en règle générale, l’on peut s’apercevoir qu’une entreprise d’identifie par rapport un groupe (Groupe NESTLE, MOBIL, TRADEX, PLANET), etc.
La communication interne permet également de promouvoir la culture d’entreprise par des actions qui redorent son éthique ; car une organisation qui communique en interne rayonne aussi par une communication en externe.
La prise en compte de la responsabilité sociétale est également une valeur qui s’intègre dans l’accomplissement des stratégies d’entreprises. La responsabilité sociétale est la capacité pour une entreprise à dépasser le cadre social de ses responsabilités légales ou la prise de conscience d’intégrer dans sa culture une large dimension humaine dans chaque action ou décision. La RS s’ouvre donc au public et aux salariés.
Aux salariés (investissement dans la formation professionnelle pour développer les compétences des personnes aptes à aider à l’atteinte des objectifs stratégiques) ;
Au public (actions pouvant aider au développement des communautés villageoises et urbaines, la recherche, la santé des populations, la lutte contre le VIH/SIDA et la pauvreté, la construction des écoles, etc.). A ne pas confondre avec la publicité qui a un but lucratif.
Nombreuses sont les entreprises qui ont compris ces enjeux et qui sont entrain d’investir pour les communautés. Tout récemment, MTN Cameroun a fait « l’opération 3000 arbres plantés » au nord du Cameroun. TRADEX Cameroun a élargit le champ de ses activités en créant des stations services pour créer les micro emplois et lutter contre le chômage. Sur proposition, l’OAPI a offert des bourses universitaires à quelques étudiants pour promouvoir l’effort et l’essor du FAPI (Fond d’Aide à la promotion des Inventions et de l’Innovation), ORANGE Cameroun a fait don de médicaments dans les hôpitaux. Pour soutenir la cause du VIH/SIDA.
La responsabilité sociétale dans les entreprises ouvre le personnel au respect des valeurs éthiques (ensemble de normes sociales) qui constituent les fondements de la culture.
Ce que la communication interne n’est pas pour entreprise.
Nombreux sont des spécialistes de la communication qui confondent la communication interne à la communication informationnelle (radio, télévision et presses). D’autres encore des réseaux (télécommunication, informatique, etc.) croient encore trouver en la communication interne les mêmes attributs.
Certes autour du vocable « Communication » se trouvent les échanges ou la transmission des messages entre un émetteur et un récepteur par un moyen utilisé (téléphone, Internet, fax, intranet, et plus naturellement la parole). Les entreprises utilisent une panoplie d’outils de communication mis au service des individus pour travailler en collaboration et faciliter les échanges. Tous ces dispositifs ont pour vocation de transmettre un message, mais tous ne s’ouvrent n’ont pas un élan mobilisateur qui permet de construire une culture d’entreprise.
Rappelons ici que la communication interne est l’ensemble des échanges d'informations mais aussi affectifs et symboliques qui s'établissent entre les acteurs d’une organisation pour leur permettre de vivre, de travailler ensemble et de construire. Elle utilise certains outils de la communication informationnelle et ceux de la gestion des ressources humaines (participation, motivation, valorisation, reconnaissances, etc.) afin d’aider les entreprises à construire une culture d’entreprise capable de faire converger leurs énergies vers un objectif commun qui faciliterait l’accomplir de leurs stratégies.

Conclusion

La communication interne occupe une place importante au service de la stratégie, car bien édifiée, elle constitue un investissement vraiment rentable à long terme (Nicole Lacube).

vendredi 17 octobre 2008

Formation et développement organisationnel : quelle est la mesure!

Hadidja Babalé, Head of Public Sector Ecobank



De nos jours, les mutations profondes, l’internationalisation des marchés et la nécessité de répondre impérativement à une concurrence massive, obligent les dirigeants d’entreprises, à rénover leurs pratiques managériales ; c'est-à-dire, à s'engager dans une logique permanente d’optimisation de leur organisation. En effet, pour se développer dans un environnement tumultueux dont les cycles sont imprévisibles et de plus en plus courts, la prise en compte de la dimension stratégique de la formation, par l’implication de toute la chaîne hiérarchique dans l’identification et le développement des compétences s’impose comme alternative pour répondre aux besoins de développement. D’où la nécessité de mieux positionner la formation comme outil de la stratégie permettant aux organisations de se développer.
Certes, la formation est un outil au service du développement des compétences et mieux encore l’ensemble d’actions capables de mettre les individus et les groupes en état d’assurer avec compétence leurs tâches actuelles ou celles qui leur seront confiées dans le futur pour la bonne marche de l’entreprise. En même temps, toutefois, les difficultés rencontrées par la plupart d’organisations, viennent nuancer cette finalité stratégique ; car la formation n’est pas pour autant que cela puisse surprendre, une fin en soi. Elle n’est pas le seul apanage du développement des compétences des individus et de l’amélioration de l’efficacité et la rentabilité de l’organisation. Une organisation, en l’absence de projet précis, d’objectifs visibles, d’engagements, d’orientation des politiques et contenu de la formation, des principes généraux, de charte de formation, etc. peut utiliser d’autres démarches pour inciter l’effort chez les collaborateurs à construire leurs compétences, de progresser et de faire progresser l’organisation.
Il aurait donc été bien présomptueux de vouloir ici apporter une réponse irrévocable à la formation professionnelle sans rechercher à mettre de la mesure ! Pourtant, toute organisation ne doit pas absolument sa puissance, sa croissance ou sa performance à des personnes à qui elle octroie des formations spécifiques. L’objectif sera donc avant tout, de présenter la formation comme outil de la stratégie de développement qui utilise une démarche méthodologique et instrumentale appropriée pour améliorer des performances collectives et individuelles ; (1) ; ensuite, suivant cette perspective, de montrer comment les DRH et les Responsables de la formation pourraient réussir le développement organisationnel dans le contexte des mutations en exploitant d’autres stratégies et moyens que les formations (2).


(1). La formation comme un outil de la stratégie de développement
Selon la définition que donne Lachdar Sékiou (1993), la formation est « un ensemble d’actions, de moyens, de méthodes et de supports planifiés à l’aide desquels les salariés sont incités à améliorer leurs connaissances, leurs comportements, leurs attitudes, leurs compétences, leurs habiletés et leurs capacités mentales, nécessaires à la fois pour atteindre les objectifs de l’organisation et ceux qui leur sont personnels ou sociaux, pour leur environnement et pour accomplir de façon adéquate leurs tâches actuelles et futures ». La formation serait donc une oeuvre et une responsabilité de l’organisation d’y investir massivement afin de permettre l’amélioration des savoir-faire, le développement des ressources humaines et celle de l’organisation. Il s’agit de développer les compétences des individus à partir des programmes de formations proposés par les organismes de formation, d’une part, et supporter le coût des installations importantes des équipements, du choix des dispositifs adaptés, des programmes, des formateurs, les pressions politiques internes et externes, etc. d’autre part.
Il s’agit bien d’une démarche qualité qui permet de faire de la formation un processus capable de produire les compétences nécessaires aux ressources humaines afin d’accroître considérablement l’organisation.
Nul ne doute qu’avec les lendemains qui s’annoncent de plus en plus difficiles, seules survivront les entreprises dont les politiques des ressources humaines seront vraiment captivantes. C’est dire que, pour répondre aux défis de l’environnement instable, il est impératif que toute organisation fasse de la GRH une variable clé dans la réflexion de la stratégie de développement organisationnel, de manière à pouvoir mobiliser, au bon moment, les compétences et les ressources les mieux adaptées.
La formation est un véritable moyen de croissance, car pas de formation, pas de croissance (Lachdar Sékiou 1993). Aujourd’hui, avec la complexité et l’intensité des échanges internationaux dans tous les domaines spécifiques de chaque fonction de l’organisation, il est toutefois possible de souligner le besoin urgent de transmission de connaissances techniques dans la rapidité et les délais très courts d’un peuple à un autre. Pensons par exemple aux banques (les règles de Fonds de Bâle) ou à diverses filiales d’une multinationale. Parfois il s’agit d’exporter ou importer des produits hautement perfectionnés et leurs technologies d’un pays sous développé vers un autre en développement, qui nécessitent la connaissance des normes juridico techniques innovantes. Si le personnel est faiblement ou moyennement compétent, si les employés sont formés de manière limitative, l’entreprise enregistrera des pertes qui, à terme pourront entraîner sa fermeture. Aussi, lorsque les organisations ne créent pas un ensemble de conditions relativement stables et propices à la recherche, de manière à améliorer sur place leurs techniques en formant leur main d’œuvre, selon des dosages qui leur sont propres afin de saisir les opportunités face à la menace et l’instabilité des marchés, c’est le foudroiement de la stratégie dans sa globalité.
Face à ce constat, La formation comme un outil de la stratégie de développement devient un moyen essentiel pour les directions d’accompagner l’évolution de leurs missions et pour les agents de favoriser leur développement personnel. C’est cette double acception de la formation qui, intégrée dans l’élaboration des plans de formation, s’insérera dans la stratégie globale pour permettre le développement des structures.- Démarche méthodologique et instrumentale du déploiement de la stratégie :
Il s’agit ici du processus de mise en œuvre d’une ingénierie de la formation en entreprise. C'est-à-dire d’un ensemble coordonné des travaux méthodiques de conception et de réalisation des systèmes de formation dans une organisation (Guy LE BOTERF, 1990). Le DRH doit s’assurer que le Responsable Formation ou le Responsable du développement organisationnel pilote convenablement les outils, de manière à assurer la quasi-totalité de la réussite des processus. L’ingénierie de la formation est un processus coûteux qui suit une longue démarche méthodologique et instrumentale précise.
En guise de conclusion partielle, la formation est le support privilégié de toute stratégie de développement. Elle irrigue la compétence et prépare le devenir de l’entreprise en anticipant sur les évolutions pour préserver les employés de l’inemployabilité. Elle est au cœur de l’entreprise, donc au centre de la stratégie et apparaît comme le principe moteur sans lequel il n’est pas possible de formuler une liste d’objectifs pouvant refléter l’atteinte des résultats souhaités. Mais, tout développement du personnel et de organisation est-il le seul apanage de la formation professionnelle ? L’exploitation d’autres moyens peut permettre d’étonnants aboutissements.

(2). Réussir la démarche stratégique de développement dans le contexte des mutations en exploitant d’autres stratégies et moyens que les formations?

La formation comme outil favori de la mise en place des stratégies d’entreprises exige la prise en compte de tous les facteurs liés à l’environnement de travail (les évolutions technologiques (nouvelles technologies de l’information et de la communication), organisationnels et même culturelles (rigueur de la formalisation écrite) et manipulation des instruments fiables d’appui. Réussir donc une telle démarche stratégique de développement dans le contexte des mutations s’avère une opération complexe, car le DRH en tant que celui qui élabore et propose à la direction une politique de gestion du personnel et de développement des ressources humaines, doit entreprendre avec le Responsable de la Formation, des problématiques concernant la formation dans un contexte plus large de développement des compétences, ensuite coordonner les processus de changement, en exploitant d’autres stratégies et moyens à mettre en œuvre parallèlement ou non pour assurer le développement organisationnel.

- Problématiques concernant la formation dans un contexte plus large de développement des compétences

Il ne s’agit pas de se limiter à la formation proprement dite, même si elle est un outil privilégié du développement des compétences. Le DRH peut également exploiter d’autres stratégies à mettre en œuvre. Il s’agit de favoriser la gestion des compétences personnelles, où chacun admet d’abord comme principe, la nécessité d’aller au-delà de la simple mise à disposition des programmes de formation dans l’entreprise. Cette version nécessite de mener à bien un processus beaucoup plus approfondi et structuré, visant à fournir d’informations sur l’efficacité de l’organisation, à se doter d’éléments de réflexion quant à l’élaboration. Pour ce faire, le RF mobilise les actions suivantes :

Le développement et mise en valeur des potentiels individuels et collectifs

La réussite dans la vie professionnelle exige d’avoir non seulement des qualifications, mais aussi du potentiel (capacité reconnue par d’autres que soi –même). Le potentiel n’est pas statique. Il croit généralement par l’effort personnel lié à la pratique quotidienne, accumulation des expériences professionnelles, la formation, etc. En l’absence de projet précis, d’objectifs visibles, d’engagements, d’orientation des politiques et contenu de la formation, des principes généraux, de charte de formation, etc., le potentiel des individus dans une entreprise peut décroître considérablement. Le DRH et le RF peuvent encourager chez les salariés, la mise en évidence de leurs capacités individuelles.
Aujourd’hui, les entreprises, pour atteindre les objectifs de croissance dans un monde en pleine évolution, peuvent recruter des salariés possédant de solides connaissances, de l’efficacité, de l’initiative pratique, des aptitudes à agir d’eux-mêmes, mais également une perception aigue et objective des situations en milieu de travail, un esprit de décision rapide et précis, de la persévérance, la créativité et de la souplesse dans les tâches.
Ces qualités que devraient rechercher les entreprises, seraient un moyen, malgré l’existence du DIF de leur permettre à chaque employé d’acquérir des habiletés dont l’entreprise a besoin d’une part, permettre que les compétences des personnels soient toujours adaptées pour exécuter les tâches ou assumer les fonctions de l’organisation d’autre part, enfin, s’assurer que le personnel manipule convenablement les nouveaux outils de travail spécifique à chaque poste afin de maintenir leurs niveaux de compétences et croissance organisationnelle.

La mobilisation les outils d’ordre individuels

Nécessaire pour le développement organisationnel, en absence de formation professionnelle, le RF a la charge d’encourager les individus grâce aux outils d’ordre individuels suivants :
le projet personnel ou individualisé afin que les individus découvrent leurs potentiels dominants ;l’employabilité : le RF doit emmener chaque salarié à prendre conscience du développement total de ses propres compétences, un peu comme s’il assure la réussite de sa propre vie, sa propre maison, ou entretient sa voiture, etc. se poser toujours les questions : Si je n’assure pas le ménage dans ma maison, qui le fera à ma place ? Si je ne me donne pas les chances d’apprendre en entreprise, comment pourrais-je avoir la possibilité de progresser ? Comment pourrais-je saisir les possibilités offertes par l’organisation ? Comment pourrais-je donner la possibilité à mon organisation d’être compétitive afin que je préserve mon emploi ?
la lecture, l’information, la communication. En absence de formation, les entreprises doivent développer les systèmes d’information et de communication. L’introduction des NTIC a des effets positifs sur le développement de organisation, via les ressources humaines. Si le site Internet est bien conçu, il peut permettre à l’organisation une grande ouverture sur le monde, grâce aux exposés, thèmes, articles développés et détaillés, des commentaires en ce qui concerne les domaines particuliers de chaque activité de l’entreprise. Cette large ouverture permet de mettre en avant les atouts et valeurs des collaborateurs. Il existe aussi un autre moyen de se former : la mise en place des modes de communication - Chat ou Blog qui facilitent les échanges sur des difficultés que les salariés pourraient rencontrer dans un domaine spécifique de leurs branches d’activités.Avec les évolutions technologiques (nouvelles technologies de l’information et de la communication), les entreprises devraient inéluctablement renforcer le réseau d’information documentaire (bibliothèques d’entreprises) comme système support des échanges et de la production collective de connaissance, contribuant à la qualification et à l’amélioration de la performance des individus.

Le choix d’un ou des formateur (s) interne (s)

Dans le choix des dispositifs pédagogiques (autoformation, compagnonnage, formation action, individualisation, stage, tutorat, coaching, etc., le RF doit donner la possibilité à chaque responsable opérationnel de faire la promotion des formations ; c'est-à-dire d’identifier leurs propres besoins en matière de formation. Une fois la connaissance des besoins identifiés, le responsable de chaque direction, service ou département peut organiser les thèmes de rencontre. Cela peut encore se renforcer par le coaching où certains employés d’une direction peuvent être suivis pour être formés par d’autres plus compétents de manière à apporter un transfert plus élevé chez les formés.
La formation sur le tas.
Elle permet d’apprendre en travaillant.


- Coordonner les processus de changement, en exploitant d’autres stratégies et moyens que la formation.

Il peut arriver qu’au sein d’une organisation, les objectifs, les engagements sur l'orientation des politiques de formation et leur contenu, ainsi que la mise en place des principes généraux de la formation professionnelle continue des personnels ne soient pas formalisés. Parfois, le schéma directeur qui définit pour le long terme les orientations majeures de la politique de formation de l’entreprise est inexistant. Dans certains cas, il manque une charte de la formation qui formalise les modalités d’organisation et les conditions générales d’organisation de la formation.
Imaginons le nombre d’entreprises en Afrique noire francophone ou encore dans certains pays industrialisés et d’autres en voie de développement qui n’ont aucune politique des ressources humaines attrayante, où l’homme est encore une « machine » au service de l’entreprise, où il n’existe pas de loi sur la formation, sans oublier de temps à autre l’imprécision de la législation sur les formations... Mais malgré ce véritable casse-tête, l’organisation doit atteindre l’efficacité par tous les moyens grâce à l’esprit imaginatif du RF. Une telle réflexion qui va permettre d’améliorer les conditions générales d’organisation de la formation, s’appui sur l’action suivante :

- La fabrication des compétences
Cette étape est fondamentale pour réussir un développement organisationnel ; car le Responsable de la Formation doit inciter l’effort chez les collaborateurs à faire de la compétence une oeuvre personnelle précieuse, toujours en cours de construction. Cette vision permettrait à chacun de devenir maître de son portefeuille de compétences et de contrôler les évolutions. Il s’agirait pour le RF de faire réaliser l’acquisition des nouveaux savoir-faire aux personnels à partir de la pratique professionnelle (acquis de l’expérience, postes, groupe projet), et pour une autre part des acquis des formations initiales.
Ainsi, lorsqu’un individu participe à des groupes de projet, dispose d’une mobilité verticale constante, expérimente des méthodes, échange les expériences avec d’autres collègues, exclue la passivité, l’inertie, la stagnation des connaissances, etc., il apprend convenablement. Toutefois, avec l’enrichissement des systèmes de l’information et de la communication connue cette dernière décennie, les salariés peuvent construire leurs compétences via l’Internet. Cependant, on ne peut plus croire que le meilleur des cycles ou une accroissement de stages à l’étranger soient la garantie d’atteindre la compétence ou le meilleur moyen d’acquisition des habiletés individuelles et collectives. L’acquisition des compétences pourrait être la résultante d’un travail personnel, des efforts permanents de création, de recherche, de curiosité dans le poste de travail occupé entraînant une série améliorations pas toujours perceptibles, mais qui se montrent plus tard comme facteurs de réussite de l’organisation. La formation ne serait donc qu’un moyen parmi d’autres contribuant à la production des compétences. Elle est indispensable, mais non une fin en soi.
Conclusion générale

La recherche permanente de la performance, du positionnement, du leadership et de l’instantanéité des résultats économiques dans les délais très courts aujourd’hui, serait un moyen pour les décideurs d’assurer un confort au niveau ergonomique qui mettrait l’accent sur l’aménagement du travail et l’amélioration des conditions en général. En revanche, la formation ne peut en aucune façon être une fin en soi. Car elle n’est pas une voie salutaire pour construire ses compétences et permettre à une organisation d’atteindre les objectifs souhaités, donc, de se développer. En absence de projets de formation, de loi, ou en dépit des imprécisions de la législation sur la formation certaines organisations implantées dans les pays en voie de développement et même industrialisés parviennent à atteindre des objectifs souhaités.


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Extrait du document « formation et qualité de la formation » - CEFP Toulouse / CEDIP-decembre 1997
Maîtrise d'ouvrage locale de formation : de quoi parle-t-on ? (Document MEP 1999)

Charte locale de formation - Expériences et méthodes - Ce document a été élaboré par la direction du personnel des services (sous direction du recrutement et de la formation) avec l’aide d’un groupe de travail composé de : Anne GREGOIRE, Eliane PROMIS, François CAZOTTES, Bernard COMAS, Gilles HENRY, Jean-Louis MONET, Hervé PHILIPPE - Juin 1996
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